Terroir 1996 banner
IVES 9 IVES Conference Series 9 Caractérisation des relations hydriques sol/vigne dans un terroir languedocien

Caractérisation des relations hydriques sol/vigne dans un terroir languedocien

Abstract

Par le fait d’une politique agricole communautaire axée sur des objectifs de qualité des produits, la recherche et l’identification des critères de cette qualité deviennent impératives. En viticulture, la notion de qualité du produit est rattachée au concept théorique de «terroir». Ce terme englobe un ensemble de paramètres du milieu (géologie, sol, climat) influant sur la récolte.

L’objectif du travail présenté est de déterminer une relation entre la consommation en eau d’une parcelle de vigne et l’état hydrique du sol. Cette relation doit ensuite pouvoir être transposée dans des situations pédoclimatiques variées. Cette étude fait partie d’un programme de recherche d’étude des flux d’eau et de polluants à l’échelle d’un bassin versant viticole méditerranéen (programme Allegro-Roujan).

L’alimentation en eau des ceps a une influence reconnue sur les caractéristiques gustatives des raisins et des vins. Or, on sait que la quantité d’eau absorbée est en relation avec les conditions d’humidité de l’air (Diuing, 1987) et du sol (nombreuses études dont Smart, 1974 ; Daudet et Katerji, 1986). Cependant, ces relations sont complexes puiqu’elles dépendent du cépage (Winkel et Rambal, 1993) et, de ce fait, sont mal connues.

La caratérisation de l’extraction racinaire de la vigne in situ pose de nombreuses difficultés expérimentales. Celles-ci sont liées à :
(1) la profondeur d’enracinement de la vigne ;
(2) la discontinuité du couvert pouvant engendrer des discontinuités d’enracinement ;
(3) le faible maillage de colonisation racinaire associé aux faibles besoins en eau de la vigne qui induit une forte incertitude en raison de la faible représentativité parcellaire des mesures locales de variation d’humidité du sol.

De ce fait, à notre connaissance, les travaux publiés ne permettent pas de relier de manière sûre la consommation en eau d’une vigne avec l’état hydrique du milieu, élément intrinsèque à la notion de terroir.

Dans le travail présenté, l’effort a été mis sur une caractérisation expérimentale de l’alimentation en eau de la vigne sur une parcelle unique. Les buts sont de parvenir à une estimation de l’ETR parcellaire la plus fiable possible et de la mettre en relation avec l’humidité du sol dans un second temps.

DOI:

Publication date: March 25, 2022

Issue: Terroir 1996

Type: Poster

Authors

W. TRAMBOUZE, M. VOLTZ

I.N.R.A. centre de Montpellier Laboratoire de Sciences du sol, 2 Place Viala, 34060 Montpellier Cedex 01

Tags

IVES Conference Series | Terroir 1996

Citation

Related articles…

Changes in phenolic maturity and texture characteristics of the grape berry under pre-, and post-veraison water deficit

Kékfrankos (Vitis vinifera L.) grapevines grafted on Teleki-Kober 5BB rootstock were submitted to water deficit under greenhouse conditions.

Cultivo de la Malvasia en Tenerife

El archipiélago Canario, conocido en el pasado como las Islas del Vino, fue una gran potencia en la elaboración y comercialización del vino, sobre todo de caldos elaborados con la variedad Malvasía.

Chitosan treatment to manage grapevine downy mildew

Downy mildew is one of the most important grapevine diseases, caused by the Oomycete Plasmopara viticola. The management of the disease in organic agriculture can require up to 15 copper applications per year. However, copper accumulates in the soil, is phytotoxic and is toxic for organisms living in the soil, its use has been restricted in European Union to maximum 28 kg in 7 years. Therefore, testing of alternatives with equal effectiveness is desirable. Among those, the natural biopolymer chitosan, obtained from crab shells, proved to be effective toward downy mildew in plot experiments. The aim of our trials was to extend chitosan applications in large scale experiments in different years, cultivars and environmental conditions.

Exploring non-Saccharomyces wine yeasts native from Castilla-La Mancha (Spain) to enhance bioprotection and quality of wines

The current tendency to reduce SO2 in winemaking, due to its adverse effects in sensitive individuals [1], has led to the development of new techniques to mitigate SO2 absence and to exert the same antimicrobial and antioxidant effects.

From soil to canopy, the diversity of adaptation strategies  to abiotic constraints in grapevine

Climate change is here. One of the main consequences is an increase in the frequency and severity of abiotic stresses which mostly occur in a combined manner. Grapevine, which grows in a large diversity of pedo-climatic conditions, has presumably evolved different mechanisms to allow this widespread adaptation. Harnessing the genetic diversity in these mechanisms will be central to the future of viticulture in many traditional wine growing areas. The interactions between the scion and the rootstock through grafting add an additional level of diversity and adaptive potential to explore.
At the physiological level, these mechanisms are related to processes such as root system development and functioning (water and nutrient uptake), interactions with the soil microbiome, gas exchange regulation, hydraulic properties along the soil-plant-atmosphere continuum, reserve storage, short and long distance signaling mechanisms and plasticity for some of these traits.