Terroir 1996 banner
IVES 9 IVES Conference Series 9 The origin and the discovery of “terroir”

The origin and the discovery of “terroir”

Abstract

Le mot “terroir” dérive du latin “terra”, mais déjà les Romains l’indiquaient comme “locus” ou”loci”, c’est-à-dire un lieu ayant le “genius”destiné à la production d’un produit d’excellente qualité. Les Égyptiens, les Juifs, les Grecs et les Romains employèrent les premiers le nom du lieu d’origine pour indiquer le vin sur le “pittacium” en argile qui était apposé sur les amphores en terre cuite qui contenaient le vin. De cette façon naquit la dénomination d’origine. Les peuples anciens de la Méditerranée n’ont pas utilisé le nom des variétés de vigne pour distinguer les différentes typologies de vin, mais leur lieu d’origine.
Les Grecs anciens, déjà à l’époque de Homère, choisissaient pour les vignes les terroirs qui permettaient la vie aux plantes du maquis méditerranéen, puisqu’ils étaient surs que le climat de ces lieux permettraient aux baies de mûrir parfaitement et de fournir des vins très corsés, fort structurés, riches en sucre et en alcool, mais pauvres en acides et en arômes facilement oxydables. Ce furent les anciens Romains qui en partant de la ”Provincia” de la Gaule transalpine remontèrent le Rhône, le Rhin, la Moselle, le Danube, et d’autres fleuves, en rependant la vigne dans le nord de l’Europe et en créant ce que l’on peut appeler la “viticulture fluviale”, qui s’oppose à la viticulture méditerranéenne pour la production de vins plus légers de corps, moins alcooliques, plus aromatiques, plus acides etc … Les Romains démontrèrent que la vigne peut mûrir même dans des climats plus septentrionaux, où les Grecs n’osèrent pas s’engager, en atteignant la limite septentrionale de culture du vignoble dans l’hémisphère Nord, c’est à dire jusqu’à 50° de latitude Nord.
Le premier exemple de délimitation géographique et territoriale nous vient de Pline (N.H., livre 14, chapitre V) qui avait étudié de façon approfondie le plus ancien cru Romain, c’est-à­-dire le Falernum.
Dans le premier siècle après J.-C., Pline décrit ainsi la zone de production du Falernum : “toute cette zone de la Campania qui s’étend en rive gauche du pont Campanus à la colonie urbaine de Silla est pleine de collines à vignobles très renommés à cause du très généreux vin qui prend le nom du village Falerne.”
C’est encore Plinius qui précise “à la gauche du pont commence la campagne de Falerne”.
Le pont cité existe encore sur le fleuve Liri et il lie l’ancienne Sineussa à la mer.
Son nom comme le dit Pline dérive du pays Falernum.
Le “genius loci” a été encore confirmé pendant le moyen-âge et pendant les époques historiques suivantes, jusqu’au moment où des règlements et des lois ont établi les premières délimitations de ces lieux. Plus tard, après la découverte de l’Amérique, la viticulture du nouveau Monde se développa, comprenant les Etats Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande, l’Afrique du Sud et toute l’Amérique Latine, des pays qui, récemment, ont découvert l’importance du terroir.
Dans l’hémisphère sud, la vigne trouve sa limite de culture à 45° environ de latitude sud.
En 1700 fut délimitée par un document officiel (décret) la zone de production du Tokay Hongrois, suivie par celle du Chianti (1716) et celle du Porto (1755).
L’essence du terroir fut toutefois amplifiée en 1855 à Bordeaux avec la publication de la liste des “crus”. En effet, le “cru” est produit par un terroir ayant le “genius loci ” pour un vin d’excellente qualité. On fait remonter l’origine du terme “cru” à deux mots différents. Normalement on le définit comme participe passé du verbe “croître”, c’est-à-dire crû sur un terroir spécifique, mais, selon l’interprétation de certains latinistes d’anciennes abbayes françaises, cela signifie également “cru”, c’est-à-dire considéré comme “célèbre”, ayant une renommée auprès des consommateurs. C’est justement à travers les “crus” que les Français ont inventé le terme terroir, désormais utilisé dans tout le monde de la viticulture.

DOI:

Publication date: February 16, 2022

Issue: Terroir 2002 

Type: Article

Authors

M.FREGONI

Université Catholique – Piacenza (Italie)
Via E. Parmense, 84
29100 PIACENZA – Italie

Keywords

Histoire, Terroir, Appellation d’origine contrôlé

Tags

IVES Conference Series | Terroir 2002

Citation

Related articles…

WINE CONSUMER TRADE-OFF BETWEEN ORGANOLEPTIC CHARACTERISTICS AND SUSTAINABLE CLAIMS. AN EXPERIMENT ON RED WINES FROM BORDEAUX REGION

In economics, the perception of wine quality is not limited to sensorial characteristics: an indication of the region of production significantly affects the perception of quality and consumers’ WTP ([1]; [2]). However, [3] or more recently [4] show that even if a wine has an organic label, the taste of wine remains the predominant criterion in consumer preferences. The contribution of our experiment is to evaluate the impact of responsible attributes (organic label, Non Added Sulfites, HVE certification) on the appreciation of several red wines on the market. More than 280 consumers participated to the present study and they perform 25 tastings divided into 5 different sessions. 20 different red wines from Bordeaux Area are tasted.

Insulative effects of vine shelters may impact growth potential and cold hardiness of young vines

Context and purpose of the study. The seasons immediately following planting are key growth stages where young vines are particularly susceptible to various forms of damage.

Health space in vine spa in the world

This elaboration presents vine spa has precious contribution of social development health and well being in culture of wine regions. The majority of the vine-spas in the world draw raw materials from the vineyard; both for cosmetics treatments and for dishes in their restaurants. Vitis vinifera vine provides fresh grapes for dishes and massages, seeds and oil from the seeds, as well as the leaves, and its extracts, and above all the wine.

Impact of oenological tannins on microvinifications affected by downy mildew

AIM: Vine diseases are still responsible for economic losses. Previous study in our laboratory, have shown effects of oenological tannins against Botrytis cinerea1,2. According to this, the aim was to evaluate the wine protection by oenological tannins against an another disease, the downy mildew. METHODS: During the 2020 vintage, infected grapes by downy mildew (Vitis vinifera cv. Merlot) were collected from the dispositive ResIntBio. The 100 kg were crushed, destemmed and dispatch into 10 aluminium tanks. SO2 was added at 3 g/hL. Oenological tannins (grape, quebracho, ellagitannin or gallotannin) were added at 100 g/hL into eight different tanks (4×2 tanks). The two last tanks were considered as control without addition of oenological tannins. Alcoholic fermentation was achieved with Actiflore 33® at 20 g/hL. Malolactic fermentation was achieved with Lactoenos B7at 1 g/hL. Finished wines were sulfited to obtain 45 mg/L of total SO2.

Non-invasive headspace sorptive extraction for monitoring volatile compounds production by saccharomyces and non-saccharomyces strains throughout alcoholic fermentation

Wine is a solution containing abundant volatile compounds which contribute to their aroma. Many of them are produced by yeast as metabolism by-products. Different yeast strains produce different volatile profiles. The possibility of studying the evolution of volatile compounds during fermentation, using sampling methods that not alter the volume of fermentation media, is of great interest. In spite of this, non-invasive methods to monitoring the evolution of volatile profile during fermentation have been seldom used. The goals of this work were to use by first time the headspace sorptive extraction (HSSE) as non-invasive method to monitor the evolution of volatile profiles throughout alcoholic fermentation and to study the changes on volatile profiles produced by Saccharomyces cerevisiae and Lachancea thermotolerans during fermentation of a must with high sugar content.