Terroir 1996 banner
IVES 9 IVES Conference Series 9 Résistance stomatique et caractérisation hydrique des terroirs viticoles

Résistance stomatique et caractérisation hydrique des terroirs viticoles

Abstract

La caractérisation des terroirs viticoles se fonde sur divers types de démarches :
– démarche phytoécologique
L’analyse de la répartition des populations végétales naturelles permet une caractérisation écologique des milieux cultivés aux plans thermique, hydrique et trophique; elle oriente le choix ou la sélection des plantes (ou des cépages) à cultiver (Astruc et coll., 1984, 1987; Delpoux, 1971; Jacquinet et Astruc, 1979). Cette démarche a donné de bons résultats dans les zones où la topographie est l’élément déterminant d’une différenciation écologique des terroirs.
– démarche écogéopédologique
La mise en oeuvre de ce concept analytique fait appel aux méthodes et aux techniques de la géologie, de la pédologie et de l’agronomie, pour l’étude des sols, et des systèmes racinaires. Pour les Pays de Loire et avec le Cabemet franc, Morlat (1989, 1992) a pu hiérarchiser les potentialités agroviticoles des terroirs et distinguer :
1 – des terroirs à forte potentialité viticole qui permettent d’obtenir des vins de qualité, quelles que soient les conditions climatiques du millésime
2 – des terroirs à faible potentialité viticole pour lesquels les vins obtenus présentent toujours une ou plusieurs déficiences
3 – des terroirs à potentialité variable (forte ou faible) selon la climatologie de l’année

Ces deux démarches de caractérisation des terroirs intègrent de façon indirecte le fonctionnement de la vigne,
– soit d’une manière globale pour la méthode phytoécologique,
– soit par l’intermédiaire d’un certain nombre de variables telles que le système racinaire, la précocité, la maturation des baies, pour la méthode écogéopédologique.
En fait, comme le note Morlat (1992), « un bon diagnostic de la valeur viticole d’un terroir ne peut être réalisé que si le système sol-cépage-atmosphère est considéré dans son ensemble. » Tous les aspects du fonctionnement du système doivent être considérés simultanément, ce qui n’est pas aisé.

Toutefois, parmi les fonctions physiologiques essentielles, l’alimentation hydrique constitue un élément déterminant de la qualité d’une récolte (Mériaux et coll., 1990). C’est pourquoi, nous avons effectué un suivi de la nutrition hydrique de quelques parcelles de vigne du Frontonnais pendant les phases de véraison et de maturation.

DOI:

Publication date: March 25, 2022

Type: Poster

Issue: Terroir 1996

Authors

D. VIGNES (1), P. GALLEGO (2), M. GARCIA (2), C. TOSCA (1)

(1) CESBIO, 18, Av. Edouard Belin, 31055 Toulouse Cédex 
(2) ENSAT, 145 Av. de Muret, 31076 Toulouse Cédex 

Tags

IVES Conference Series | Terroir 1996

Citation

Related articles…

Carbon sequestration in vineyard soils: biomass utilization in a climate change scenario–the SUSTAIN project

The SUSTAIN project aims at assessing the soil organic carbon (SOC) stock and vulnerability in vineyard soils under a climate change scenario.

Soil survey and chemical parameters evaluation in viticultural zoning

The most recent methodological developments in soil survey and land evaluation, that can be taken as reference in the viticultural field, go over usage of the GIS and database. These informatic tools, which begin to be widely utilised, consent to realise evaluations at different geographic scale and with different data quality and quantity in entrance.

Vine-growing zoning of the municipal territories of Ronda and Arriate (Malaga, Spain), « Sierras de Málaga » registered appellation of origin mark

The aim of this communication is the study of the Ronda and Arriate municipal territories environment in order to define and to establish the main physical factors in relation to vine-growing land use. The vine-growing zoning proposed is based on geopedological and climatic features.

Biomarker-based phenotyping of grapevine (vitis spp.) resistance to plasmopara viticola reveals interactions between pyramided resistance loci

Grape downy mildew, caused by plasmopara viticola, is one of the main diseases affecting viticulture worldwide and its control usually relies on frequent sprays with agrochemicals. Grapevine varieties resistant to p. Viticola represent an effective solution to control downy mildew and reduce the environmental impact of viticulture. Loci of resistance to p. Viticola (Rpv) have been introgressed from wild vitis species and some of them, like Rpv1, Rpv3.1 and Rpv10, are currently the most utilized genetic resources in grape breeding.

Innovative approaches for fungicide resistance monitoring in precision management of grapevine downy mildew

Effective control with fungicides is essential to protect grapevine from downy mildew, a devastating disease caused by the oomycete Plasmopara viticola. Managing this disease faces challenges in maintaining fungicide efficacy as the number of modes of action decreases and the risk of fungicide resistance increases. Long-term measures should address strains resistant to multiple modes of action, that can be selected by the repeated use of single-site fungicides. For these reasons, a precision management of the disease, that considers the selection of the best fungicide schedule according to the sensitivity profile of the pathogen population, is needed.