La place du terroir dans le processus de patrimonialisation : l’exemple des paysages culturels viticoles du patrimoine mondial de l’Unesco

Onze sites viticoles sont aujourd’hui inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial de l’Unesco au titre des Paysages culturels. Si le caractère viticole de ces sites constitue l’argument principal de la démonstration de leur valeur patrimoniale, le terroir et ses caractéristiques biophysiques et environnementales tendent cependant à apparaître sur le mode mineur par rapport aux dimensions esthétiques et culturelles. En d’autres termes, les « caractéristiques spécifiques du sol, de la topographie, du climat, du paysage et de la biodiversité » (définition OIV) sont le plus souvent mobilisées comme éléments descriptifs dans la présentation des sites, mais ce sont davantage les caractéristiques esthétiques, historiques, architecturales et socioculturelles qui fournissent les critères servant à la démonstration de leur « Valeur Universelle Exceptionnelle ».

Dans cet article, nous proposons une analyse de la place relative occupée par le « terroir viticole » dans les critères présentés à l’Unesco en vue d’une inscription sur la liste du Patrimoine mondial dans deux Paysages culturels viticoles inscrits : La Juridiction de Saint-Emilion (France) et la Région viticole historique de Tokaj.

Auteur: Aline BROCHOT

LADYSS (Laboratoire Dynamiques Sociales et Recomposition des Espaces), UMR 7533 du CNRS 2, rue Valette 75005 Paris, France

Email: aline.brochot@univ-paris1.fr

Mots-clés : Patrimoine mondial, Paysages culturels viticoles, Description, Justification, Valeur Universelle Exceptionnelle, Juridiction de Saint-Emilion, Paysage Culturel de la Région viticole historique de Tokaj

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