Une méthode d’étude synthétique du paysage

a) le vin, produit qualitatif et convivial à souhait, favorise un support visuel, même pour une étude scientifique car il renvoie à l’image du terroir, en particulier par son paysage visible.
b) le paysage viticole assez ouvert par définition favorise ce type d’approche.
c) le cadre de l’Essai Terroir mené par l’U.R.V.V. (I.N.R.A. – Angers) comporte 15 micro-parcelles de 100 souches, et nécessite à cette échelle des relevés précis du milieu, d’oîi des prises de vue systématiques, du centre de la parcelle, sur 360°, au 50 mm, à 1 m70 su sol et à l’horizontale. Ce type de relevé réalisable aussi au clisimètre ou au téodolithe, permet de saisir la totalité des composantes paysagères environnantes, puis de les grouper en masses homogènes qui, au-dessus des rangs de vigne, peuvent être des masques à l’ensoleillement et au vent. La perspective estompe naturellement l’influence de ces masques avec l’éloignement, par diminution de leur importance visuelle, l’épaisseur de ceux-ci ne peut être fournie que par la photographie aérienne, exploitée ici de source IGN.
Le recours à la photo possède l’avantage sur les appareils de mesure des distance et d’angles solides, d’aboutir à un document souvent flatteur et surtout palpable, mais dont la mise en oeuvre demeure plus longue et coûteuse.
d) la vue frontale sur 360° est scindée en deux panoramiques : l’un centré au Nord, l’autre au Sud par commodité de représentation spatiale quant à leur lecture.
La vue verticale ou aérienne n’est prise en compte que dans un rayon de 500 m du centre de la parcelle, distance semblant raisonnable quant à l’influence des masques sur celle-ci.

Author: J. ROBINET

I.N.R.A.-I.P.V. Unité de Recherche Vigne et Vin
42, rue Georges Morel, 49071 Beaucouzé cedex, France

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